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"Nous avons esté merveilleusementtendre comme il a pleu au Roy vous eles conte de Tonnere et seigneur deesperons quc avec l'aydc de Dieu, laduitte desd, seigneurs el le secoursvous donnera, vous éviterez la fureunemys.
DE LA VILLE DE PARIS.                                                     23
"Mess™, nous prions le Createur vous donner sa grace ct ce qu'il vous est necessaire.
tt A Paris, à midy, cc xvii0 jour d'Octobre, an mil vc lu.
"Voz freres et bons amys,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, n
XXX. ---- [COMPIENGNE SECOURU.]
18 octobre i552. (B fol. i5 r°.)
Du xviir jour d'Octobre mil v° lu.
Au jourd'uy, environ les'1'                   du malin,
est arrivé le courrier envoyé à la Court devant le Roy; lequel a apporté letlrcs dudict Seigneur et dc Mons1-le révérendissime Cardinal de Lorraine, dont les teneurs ensuyvenl.
17 octobre.
Dk par le Roy.
"Trés chers et bien amez, nous avons entendu par ce quc nous avez escript'2' l'advertissement que vous ont donné ceulx de la ville de Compiengne du dangier en quoy ilz craignent dc tumber, pour l'en­nemy qui a marché jusques à Chaulny et aux envi­rons : pour à quoy résister ilz vous demandent secours d'artillerie, munitions, gens et argent; sur quoy nous voulons bien vous advertir que nous y avons donné tel ordre, que nous esperons n'en vien­dra aucun inconvenient, comme vouzentendrez plus • amplement par ce que vous dira de nostre part nostre trés cher et trés amé cousin, le Cardinal de Bour­bon <3', et le devoir et dilligence que nous faisons pour endommaiger ledict ennemy, lequel, nous esperons, sera bientost contrainct se retirer à sa grande honte ct confusion, cn sorte que vous ne devez estre en aucun effroy, ainsi que vous dira de nostre part plus amplement nostredict cousin, lequel vous croyerezet lui obeyrez tout ainsi que à nous mesmes.
"Donné à Reyms, le xvii" jour d'Octobre."
qu'il'sera contrainct de faire bien tost. Sy est que vous avez sagement faict dc l'avoir [fait] advertir du bruyt qui est allé jusques à vous ct ferez encore mieulx de tenir la main que cela ne donne point d'allarmes en la ville, ainsi que desjà ledict Seignenr le vous avoit escript par monsieur le cardinal de Bourbon <5>.
"Priant Dieu, Mess™, qu'il vous ayt en sa garde. "Escript à Reims, le xvii0 jour d'Octobre 15&2. "Vostre bon amy,
Le Cardinal de Lorraine." Et à la subscriplion ce qui s'ensuit : A Mess™ les Prevost des Marchans et Eschevùis de la ville de Paris.
17 octobre.
"Monsr le Prevost, le Roy fait response à la com­munaulté de sa ville de Paris, telle que vous verrez, ct ay esperance que vous n'aurez pas plus tost ceste lettre, que vous entendrez que l'ennemy sera sur sa relraitte; si esse que ce ne sera que bien faict de donner ordre et regarder à toutes choses necessaires par delà, pour faire penser à l'ennemy que l'on se tient sur ses gardes de tous coustez, et par cela lui oster toute l'opinion d'entreprandre une chose folle et téméraire comme ilz ont commancé : dont j'espere que nous aurons bientost la revanche et qu'ilz ne s'en retourneront pas tous sans payer leur hoste.
"Priant Dieu, Monsr le Prevost, vous donner ce
tt Mess", j'ai receu votre lettre M, ele Roy a donné sy bon ordre à Comlieux où l'ennemy pourroit aller, qudemourer cn repoz et penser qu'
que désirez.
«Dc Reyms, le xvii0 jour d'Octobre an mil vc lu.
"Vostre bon amy,
Le Cardinal de Lorraine."
El à la subscription est escript ce qui s'ensuit :
A Mons' le Prevost des Marchans et Eschevins
de la ville de Paris.
seulle chose pour le faire retirer; ce quc j'espere
O  Blanc au Registre.
(2'  Lettres du Bureau cn date du 16 octobre; rapportées pages 19 et 20.
(3>   cLe Cardinal de Bourbon» : voir à l'art. XXXIV.
(4)   Lettres du Bureau en date du 16 octobre; rapportées ci-dessus page 20.
(-)   Les lettres ici visées ne se Irouvent ni dans l'un ni dans l'autre Registre.